Lore de Murroin, le nain guerrier.

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Lore de Murroin, le nain guerrier.

Message par Hakko le Mer 31 Aoû - 20:20

Hello, l'endroit est propice à la floraisons de grands écrits, c'est pourquoi je me permet de partager avec vous le RP que j'ai écrit en tant que présentation de mon personnage dans la JdR post-apocalyptique de Dracos.
Bonne lecture. ^^
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Hakko
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Re: Lore de Murroin, le nain guerrier.

Message par Hakko le Mer 31 Aoû - 20:21

Notre histoire commence sur la Terre. Ou plutôt …. sous terre.
Car, ce n'est pas parce que l'on ne les voyaient pas que les nains n'existaient pas. C'est vers 2020 que la donne changea.
Quand les catastrophes naturelles, signes du courroux de la planète elle-même face aux affronts des humains, se multiplièrent, des passages souterrains s'effondrèrent et d'autres apparurent.
C'est par ces événements qu'un groupe d'humains qui affrontaient un orage d'une violence extrême chercha refuge sous les fondations d'un centre commercial, et s’engouffra dans un tunnel crée par les séismes des mois qui avaient précédés.
C'est par ces événements que des humains découvrirent le peuple des nains, ou plutôt un clan du peuple des nains, car ceux-ci étaient divisés en de nombreux clans qui occupaient d'immenses grottes souterraines à divers endroits de la planète.

Et ce clan, c'était celui des Front d’Étain, un peuple de nains fiers et robustes, qui exploitaient les minerais et autres richesses qu'il découvraient au fil des siècles en creusant de plus en plus loin. De ces minerais il faisaient des plats, des accessoires, de belles haches et de puissants marteaux, et des pierreries qu'ils dénichaient ils créaient des bijoux.
Leurs maisons, de facture traditionnelle naine, étaient taillés dans la pierre, ce qui n'empêchait pas les bâtisses d'avoir belle allure.

L'endroit où les humains débarquèrent était un vaste tunnel très éloigné de la ville naine, mais fraîchement découvert et recelant donc de nombreuses veines d'or et d'argent.
Une semaine plus tard un grand groupe d'humains s'aventura dans le passage découvert, mis au courant des richesses cachés sous terre par ceux qui s'étaient protégés de l'orage dans cette zone souterraine.
Contrairement à la semaine passée où l'endroit était désert, cette fois si les humains tombèrent nez à nez avec les nains.
Il y eu tout de suite des tensions, et une bagarre éclata. La querelle fini dramatiquement avec la mort d'un des 4 mineurs nains présents. Un coup de feu avait retenti, et le plus vieux des nains avait un trou sanguinolent au milieu du front.
Les nains désemparés par une technologie qui leur était inconnue, s'enfuirent, en proférant des injures, en criant des malédictions, et en hurlant que la guerre entre leurs deux peuples venait de commencer.

La race des nains était au courant depuis plus d'un millénaire de l'existence d'une autre race intelligente à la surface mais ils préféraient ne pas avoir affaire avec cette race trop différente de la leur. Les nains restaient donc secrets, cachés à la vue des humains. Et chaque race évoluait en parallèle, mais chacun dans son  monde.
La méfiance innée des nains pour les humains s'en trouva renforcée quand les mineurs survivants rapportèrent la rencontre qui avait eu lieu, et le meurtre du père du plus virulent des 3 nains restants.
Certains nains des Front d’Étain criaient que les humains leurs avaient ouvertement déclaré la guerre et qu'il fallait envahir la surface, mais le conseil de la ville, composé des plus anciens et des plus sages des nains, se concerta. Les anciens avaient un autre projet en tête.
Un membre du Conseil, grattant sa barbe grise, prononça ces mots:
« La situation dans laquelle nous vivions avant n'est pas forcément révolue.
Cet événement ne marquera pas la fin d'une longue période de tranquillité, et nous donnerons tous de notre personne pour cela.
Braïn, tu nous as rapportés que le groupe d'humains ne comptait qu'une vingtaine d'individus, n'est-ce pas?
Il s'agit probablement de personnes venues pour leur propre intérêt, et avec un peu de chance ce seront  les seuls au courant.
Le Conseil émet donc l'ordre suivant: nous allons combattre et tuer chacun de ces humains, et dans le même temps faire s’effondrer le tunnel d'où ces mécréants ont surgis, et sceller ainsi tout lien avec ces sales humains.
Nains du Clan des Front d’Étain, en marche!»

Le plan d'action était le suivant: une grande troupe de nains en armures avancerait droit sur le camp des humains. Juste derrière, un contingent de nains aurait la responsabilité de déplacer et de manœuvrer une baliste. Son projectile devrait faire s'effondrer le haut du tunnel, rendant la retraite impossible pour les humains et condamnant le chemin reliant les deux mondes.

Le nain qui avait été chargé de tirer l'important projectile de baliste s'appelait Murroin.
C'était un jeune nain de 80 ans, qui dans la vie de tout les jours menait une affaire de confection de bracelets en métal avec son cousin. S'il avait été choisi pour tirer le trait qui briserait la voûte du tunnel, ce n'étais pas pour la beauté et la complexité des ornements des ses bracelets, mais parce qu'aux derniers jeux du clan, ayant lieu une fois tout les 30 ans, il s'était montré extrêmement adroit à l'épreuve du tir de précision à la baliste, et sa performance avait suscité l'admiration.

Le jeune nain ne se sentait pas réellement prêt, et éprouvait de l'angoisse à l'idée que tant de responsabilité reposait sur ses épaules. Bien sûr, son cousin pourrait le remplacer car personne ne l'égalait aux tirs d'arbalète, mais Murroin était le seul à avoir réellement fait ses preuves avec une baliste ces dernières décennies.

Poussant la baliste avec 9 autres nains, Murroin avait seulement pris ses deux haches à une main et les avait glissé dans son dos. Ses compagnons, de leur assignation, avait fait de même et n'avaient emporté que leurs armes pour pouvoir plus facilement pousser et tirer l'engin de siège.
Par contre, à quelques pas devant eux, la troupe de nains était lourdement équipée. Les cliquètements d'armure et les grincements des roues de la baliste était les seul bruits régnant dans le tunnel pour le moment. Dans d'autres situation, les nains auraient entonné un chant de guerre, mais pour cette occasion un silence rigoureux devait être observé.
Pourtant, Murroin sentait quelque chose monter chez ses semblables. Cela faisait une éternité que les Front d’Étain n'avait pas mené une bataille, et cette perspective nouvelle réveillait quelque chose d'inné en eux.
Les sourcils se fronçaient et des sourires cruels apparaissaient sur les visages.
Les pas nains battaient la pierre en rythme, et les nains soufflaient des narines comme des sangliers prêts à charger.
C'était sûr, quelque chose se préparait. Et ce quelque chose allait frapper fort.
Un, deux, un deux, un deux, un deux.
Les nains marchaient d'un bon pas.
A chaque pas, chaque nain en armure resserraient un peu plus sa prise sur son bouclier et sa hache ou son marteau.
Soudain un ordre silencieux fut donné, et la troupe s'arrêta. On entendait de plus en plus distinctement des coups de pioche, et ce n'était pas des nains qui tentaient d'extraire les minerais.
La troupe repris sa marche, et la baliste suivait de près.
Les nains connaissaient l'endroit, et dès que le campement humain fut en vue, toute la procession s'arrêta. La baliste était parfaitement positionnée sur un surplomb, et les nains descendirent lentement vers le camp.
Murroin et ses compagnons assignés à la baliste faisaient de leur mieux pour la positionner parfaitement.
Le surplomb était providentiel, et leur permettait d'avoir une bonne vue sur le camp en gardant une bonne distance.
D’où il était, Murroin apercevait les mineurs humains au loin. Eux n'avaient pas encore entendu les nains, fait bien venu pour les nains probablement dû aux coups assourdissants de pioches qu'ils donnaient contre les filons de minerais précieux.
La baliste était prête. Murroin s'était positionné, mais était plein de doutes et transpirait à grosses gouttes.
Soudain, une voix naine retentit: c'était l'ordre de tir!
Murroin tira!

Toutes les têtes humaines se retournèrent alors qu'un trait de baliste passait au dessus de leurs têtes et s'écrasa plus loin contre la voûte du tunnel.
Malheureusement, celle-ci ne s'était pas effondrée sur le coup, même si le tunnel tremblait encore du choc violent.
Le cousin de Murroin lui hurla  «Incapable, laisse moi faire!»
Tandis que Thamin, le cousin, et les autres ballistaires ré-armaient l'engin de siège, les humains avaient saisis leurs armes, justes attend pour tirer chaotiquement sur les nains en armures qui, en chargeant et en hurlant, étaient arrivés à leur niveau. Un nombre important de nains s'effondrèrent dès la première salve. D'autres nains eurent plus de chances quand les balles ricochèrent sur leur armure ou leur bouclier, et purent asséner des coups dévastateurs avec leurs armes. La violente bataille faisait rage.
A côté de Murroin, un ballistaire du nom de Stralli sorti une dague de sa ceinture et chargea vers un groupe de 4 ou 5 humains qui était à l'écart et avaient en joue la balliste et les nains qui s'apprêtaient à tirer de nouveau avec.
Murroin chargea à la suite de Stralli, empoignant ses deux haches.
Les quelques hommes,  avec leurs arment à feu, tirèrent en rafale sur les ballistaires et la plupart tombèrent sous la pluie de balles. Il restait seulement Thamin et un autre nain.
Le petit détachement d'hommes se préparaient à tirer à nouveau quand Stralli et Murroin leur tombèrent dessus, tranchant armes et bras,  perforant cœurs et crânes.
Un seul humain était toujours en vie, et celui-ci couru à toutes jambes vers le tunnel d'entrée. Les ballistaires étaient fins prêts à tirer grâce au temps donné par la charge des deux nains, mais l'humain aurait le temps de passer l'endroit visé par la baliste. S'il passait, leur assaut serait vain car l'humain révélerait l’existence de la race naine.
C'est pourquoi les deux nains se lancèrent à sa poursuite.

Cela se passa très vite.
Les deux nains courraient aussi vite qu'ils le pouvaient.
Murroin tourna la tête vers l'endroit où l'affrontement avait lieu quelques minutes auparavant: il ne restait que quelques survivants de chaque côté; les balles fusaient toujours et les cris de douleur résonnaient encore.
Au moment où Stralli tendis sa dague vers le fuyard, un vacarme retentit, le tunnel trembla violemment et Murroin et les deux autres tombèrent lourdement à terre.
La tête du guerrier nain heurta le sol, et il perdit brièvement connaissance. Quand il retrouva ses esprits il réalisa au mur de pierre derrière lui que son cousin était parvenu à donner le coup final à la voûte rocheuse, mais que désormais il était du mauvais côté de l'éboulement!
Quand il retourna la tête devant lui, il réalisa qu'il avait un autre problème, et de taille: l'humain avait été plus rapide à réagir que Stralli, et lui avait planté la dague du nain dans les côtes.
L'homme retira prestement la dague du corps mourant du nain, et bondit sur le nain restant.
Murroin roula sur le côté car il avait aperçu une de ses haches, repoussa d'un coup de pied l'attaquant, saisi sa hache et la planta violemment dans la tête de son ennemi.
Reprenant difficilement son souffle, le guerrier nain se laissa tomber au sol.
Il avait déjà tué des gobelins dans les souterrains auparavant, mais la similarité des traits entre sa race et celle des humains le perturbait tout de même, bien qu'il ne regrettait aucune des victimes qu'il avait fait.
Se relevant, il se tourna vers l'éboulement: comment allait-il retourner de l'autre côté??
Ça devait être le seul et unique passage reliant la civilisation humaine et le territoire des Front d’Étain, et maintenant il était totalement obstrué...
Un violent coup à l'arrière du crâne interrompit ses réflexions, et il tomba, inconscient.


On le réveilla en lui lançant un sceau d'eau au visage.
Murroin entendit une horrible voix, celle d'une femme humaine, nasillarde, qui s'adressait à lui:
«Ohé, l'affreux! Tu vas finir par te réveiller?»
Le nain ouvrit les yeux. Il était ligoté et se trouvait avec trois humains, une femme est deux hommes, rassemblés autour de lui sur un sol rocailleux, à l'ombre d'un grand mur.
La femme, réalisant que le nain était à nouveau conscient, se rapprocha de lui.
Elle avait une apparence étrange: elle n'avait pratiquement plus de cheveux, et son crâne était en partie recouvert d'écailles.
Elle lui souffla avec une haleine fétide:  
«Toi, le petit être dégoûtant, c'est toi qu'est la cause de tout ça!
C'est à cause des misérables comme toi que Trevis et les aut' sont pas rev'nus!
On sait que vous êtes plein là d'dans, et on sait aussi que vous avez plein d'trésors... vous croyez que vous allez nous arrêter? Moi et mes frangins bah l'Trevis il nous a tout dit! Et croyez pas que vous allez être tranquilles! Dès qu'on a rétabli le contact radio, bah on va rameuter c'qui faut comme renforts et on va creuser, et vous crever tous bande de sales rats puants!!»
Avec cette dernière exclamation, la femme cracha au visage de Murroin, et se mis à le frapper violemment dans les côtes et déchargea toute sa colère et toute sa haine sur lui.
Murroin encaissa tant bien que mal, mais la mégère devait lui avoir cassé une côte.
Il eut à peine le temps de souffler que les deux autres hommes s'approchèrent, et se mirent à le rouer de coups, au visage et dans le dos.

Les humains s'éloignèrent, laissant le nain ligoté et meurtri. Murroin avait de grosses difficulté à se mouvoir. Il parvint tout de même à se relever avec difficulté en s'appuyant contre le mur, et commença à observer les alentours. Il entreprit de s'enfuir. Il avait à peine fait quelques mètres qu'un des hommes retourna vers lui en courant, s'arrêta juste devant le nain et lui dit:
«Ah, j'oubliais, tu me gardes ça?», en lui plantant un couteau dans chaque cuisse.
Murroin hurla de douleur et s'effondra au sol. L'homme le souleva, et le projeta contre le mur. Il mit un genou sur le ventre du nain, empoigna les manches des deux dagues et les retira toutes les deux d'un seul geste. Les jambes du nain se mirent à saigner abondamment.
Entre deux râles de douleur du nain, l'homme lui glissa dans l'oreille: «T'inquiètes mon gars, tu vas pas mourir tout de suite, on reviens dans quelques instants pour te faire payer ce que toi et ta saloperie de race vous avez fait à ce brave Trevis... Et on va prendre notre temps.»

 Murroin sentait qu'il se vidait progressivement de son sang. Il essayait de trouver quoi faire pour s'en sortir, quoi faire pour ne pas mourir lentement torturé entre les mains des ces êtres puant la haine. Mais la douleur l'empêchait de réfléchir, et les humains revinrent vers lui trop vite.
Ils l’emmenèrent non loin, près d'un feu de camp.
Un des deux hommes avait rapporté une grande barre en métal, et l'autre dit, avec excitation: «On va t'péter les mains, et pis les bras! Et pis les jambes! Pis les pieds aussi! Pis les dents!»
Leurs rires sadiques résonnèrent tandis que la femme et un de ses frères détachèrent prudemment les liens du prisonnier, mais en maintenant fermement le bras droit du nain, pour que le bras soit plaqué au sol et la main exposée.
L'homme à la barre abattis son arme, qui s'écrasa sur la main du nain. Les os se brisèrent et Murroin hurla.
Plaquant le bras gauche du nain au sol, ses tortionnaires se préparaient à faire de même avec l'autre main. La barre fit un arc de cercle, et s'écrasa sur sa cible. Ou presque: au dernier moment, le nain était parvenu à mettre sa main sur la tranche, tant et si bien qu'il put directement agripper le bout de la barre en métal. Il profita de la surprise des humains pour basculer sur ses genoux, tira un grand coup sec sur l'instrument de torture pour être le seul à le tenir, et faucha les jambes des humains en faisant décrire à la barre de grand moulinets.
Les 3 individus tombèrent lourdement au sol, et Murroin, courroucé, frappa ses ennemis avec acharnement, tant et si bien qu'autour du nain ne restaient plus que des corps sans vie, baignant dans le sang.

Le nain respirait avec difficulté. Sa main droite était brisée et le faisait terriblement souffrir.
Déjà affaibli par la perte de sang, le combat l'avait mené à ses limites. Il prit vite la décision de cautériser les plaies sur ses jambes à l'aide du feu d'une branche qu'il retira du feu de camp de sa main valide. Il serra les dents et appliqua la branche incandescente sur chacune de ses cuisses, et chaque application lui arracha un «Par Dumathoïn!!!»
Il se laissa tomber, et se mis à réfléchir à ses possibilités: la première était de retourner, dès qu'il pourrait marcher, du côté de l'éboulement, pour attendre d'hypothétiques secours nains. Mais cela, après réflexion, lui paraissait impossible que les nains dégagent à nouveau le tunnel pour un seul nain. De plus, il craignait l'arrivée d'autres humains dans les environs, qui ne manquerait pas de l'interroger voire de le torturer pour savoir d'où cet étrange personnage venait.
Il ne voulait pas compromettre ce pour quoi lui et ses compagnons nains s'étaient battus.
La seconde possibilité, et donc celle qu'il avait choisi, c'était de récupérer ses forces pendant quelques jours, et de partir, le plus loin possible, pour mettre le plus de distance possible entre lui et l'existence secrète d'un passage menant tout droit au royaume de son peuple.
Ce sacrifice était nécessaire.

Murroin profita pendant quelques jours des vivres de ceux qu'il avait tué, puis emporta ce qu'il restait dans un sac en toile et, plaçant à nouveau ses deux haches dans son dos, il parti pour une nouvelle vie, loin de l'endroit où il avait toujours vécu.
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